Toutes les images des series artistiques sont imprimables sur tous support ou formats à la demande (cadeaux, déco ...) : CONTACTEZ MOI ATTERRISSAGE SUR SOLHEIMASANDUR - Bruno BOURLE
ATTERRISSAGE SUR SOLHEIMASANDUR
Du vent, de la pluie, une piste au milieu du néant, la sensation d’être sur une autre planète, puis au loin un aéronef ? Mais non, la carcasse d’un avion car nous sommes sur Terre, en Islande. J’ai trouvé mon lieu mythique, seul, loin, tranquille : déconnexion totale avec la société de consommation, les plages et les autoroutes bondées des vacances, la connerie. La virginité du paysage me procure ici un bien être étonnant avec cette petite trace d’humanité, cette carlingue dont voici l’histoire.

Perdue sur une plage de sable noir de la côte sud de l’Islande, se trouve l’épave d’un vieux DC-3 de l’armée américaine qui s’est abîmé là il y plusieurs décennies. Par une froide après-midi de novembre 1973 (le 24), un avion américain de l’U.S. Navy est en perdition et obligé de se poser d’urgence entre Vik et Skógar. Pris dans le mauvais temps, en manque de carburant, son pilote doit donc faire tout son possible pour atterrir et sauver l’équipage. Avec une grande chance, il arrive à poser l’appareil sur Sólheimasandur sans trop de dommages et l’équipage est ensuite secouru par un hélicoptère de l’US Air Force en provenance directe de l’aéroport de Keflavik. L’avion est ensuite tout simplement abandonné par l’armée américaine, qui en retire les pièces détachables. Les 4,5 tonnes du fuselage de cet avion vont donc rester pendant plusieurs décennies soumis aux déchaînements des éléments islandais. Vent, pluie, neige et soleil vont donc détériorer la carlingue de l’avion. 40 ans plus tard, le DC-3 de Sólheimasandur est largement abîmé, il lui manque notamment les ailes et la queue, et son fuselage est criblé de trous.

L’avion étant fort éloigné de l’unique route du pays, une piste permettait d’y accéder en voiture, mais à cause de la dangerosité des lieux, les autorités ont préféré fermer l’accès au site. Il est possible de s’y rendre à pied, mais il faut être prêt pour cela à marcher huit kilomètres à travers une plate piste désolée : en route pour ce voyage spatio-temporel en images dans ce petit coin d’Islande.
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